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mercredi 17 février, 2010 3:54 PM
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Compagnie de la Cordée 44 rue de la Verrerie 83440 St.Paul-en-Forêt Tel : 04.94.67.32.64 - 06.33.24.88.94 Courriel : ciedelacordee@orange.fr |
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Imaginez un peu : Onze mois au travail ! Et le douzième pour se refaire une santé. Les vacances ! Alors que faites-vous ? Vous cherchez un endroit où les cris, les bruits, la fureur et les soucis seront à mille lieues du paradis choisi. Ce paradis, c'est un volcan qui a - officiellement, mais sait-on jamais ? - cessé d'être actif. Seulement voilà, les quatre touristes - un écologiste misanthrope, un retraité des affaires anéanti, une horripilante frustrée, une femme mûre et noble à la recherche de son passé - ne sont vraiment pas faits pour s'entendre. On a beau y mettre du sien, la fatigue de l'escalade aidant, ça craque de partout. D'autant plus que le guide n'est pas à la hauteur, c'est le cas de le dire.Avec ses intonations populaires et son vocabulaire racoleur, il ne fait que jeter de l'huile sur le feu... de ce volcan qui n'est peut-être pas si éteint qu'on ne le croit ! Danger : la lave n'est pas loin... Et le groupe, encordé, donc solidaire malgré lui, a envie de laver son linge sale en famille. Bien sûr, l'amour pourrait tout arranger. Car cette excursion comique baigne aussi bien dans la violence que dans l'amour... Seulement quand la panique gagne nos frères humains, tout ce qui est simple se complique : la bouche du cratère se fend, comme pour se moquer ! Comme pour attendre, béante, une victime plus ou moins innocente. Un regard d’ethnologue sur l’espèce humaine, tel est le pari de Victor Haïm dont la vision pénétrante juge sans condamner, ironise sans se moquer. Les grandes inquiétudes de notre monde percent ainsi au fur et à mesure d’une ascension aussi fatale qu’hilarante : le totalitarisme, né de l’ignorance et de la faiblesse, la bêtise aveugle et l’intolérance, conséquences d’un instinct privé de sentiments. Un spectacle drôle mais intensément humain ; du style sur de l’idée comme de l’émail sur une dent, mais une dent aussi dure que brillante. |
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Victor Haïm est né en banlieue parisienne, mais c'est à Nantes, où son père s'est installé juste avant la déclaration de la guerre, qu'il passe sa prime enfance. Obligée de quitter la capitale de l'ouest au moment de l'occupation allemande, sa famille va vivre quatre ans cachée en Auvergne.En 1945, Victor Haïm regagne Nantes et y reste jusqu'à la fin de ses études secondaires. Parallèlement, il entre au conservatoire de cette ville, dans la classe d'art dramatique de Jacques Couturier. Il y reste deux ans, obtenant une médaille de "diction". En 1954, il monte à Paris, tente de s'y installer pour suivre l'enseignement de l'École Supérieure de Journalisme et des Hautes Études Sociales et Internationales. Il n'obtiendra pas le diplôme, obligé qu'il est d'exercer plusieurs petits métiers pour vivre ; il est, tour à tour, manutentionnaire, vendeur, enquêteur commercial... En 1958, il est appelé en Algérie et ne rentrera en France qu'en 1960. Il effectue alors un stage à l'agence France-Presse, puis il entre dans un journal économique et dans différents magazines. Il n'abandonnera définitivement le métier de journaliste qu'en 1977, après avoir obtenu une bourse du Centre National des Lettres, devenu le Centre National du Livre. En Algérie, il a commencé à écrire sérieusement pour le théâtre. Sa première pièce s'intitulera "Mourir en chantant" et ne sera jouée qu'en 1966 après sa rencontre avec Pierre Vaide, un ancien assistant de Charles Dullin. Avant cette création, Pierre Vaide, qui a été le professeur de Jean-Louis Trintignant, de Pierre Santini et de Gérard Desarthe notamment, a monté "La peau du carnassier" pour une demi-douzaine de représentations à la Comédie de Paris puis au Théâtre Grammont. En 1967, au Théâtre de l‘Athénée, est créée "l", pièce qui attire sur Victor Haïm l’attention de la critique. La pièce sera traduite et jouée en Autriche et en Suède. En 1971, "La peau d’un fruit" est un cuisant échec. Seul Eugène lonesco, dans “Le Monde" défend ardemment l’œuvre éreintée. En 1972, "l'an prochain à Baden-Baden" au Festival du Marais. En 1973, "Abraham et Samuel" est montée à l‘Odéon par la Comédie Française. La pièce est saluée comme la création la plus originale de l’année. En 1974, "Comment harponner le requin" inaugure le Théâtre Essaïon, salle qui se consacre depuis à la création d’auteurs vivants. En 1975, "La visite" au Théâtre de la Gaîté-Montpamasse avec Robert Hirsch et Danielle Delorme. En 1976, Victor Haïm fait ses vrais débuts d’acteur, en jouant sa pièce "Isaac et la sage-femme" qui est un triomphe. Il interprète le rôle d’lsaac durant cinq mois au Théâtre de Poche. Cette même année est créée "La servante" à la Potinière. En 1978-1979 est créée "La baignoire" au Lucernaire dans une mise en scène de Georges Vitaly, l’homme de théâtre qui a découvert Jacques Audiberti, notamment "Le mal court". En 1980 est créée à Nantes "l'Escalade" avec Françoise Seigner, Sociétaire de la Comédie-française dans le rôle principal. En 1980 encore, échec considérable de "steak" au Théâtre Fontaine. En 1981, "Accordez vos violons" au Théâtre de Poche. En 1983, "Belle-famille" est créée au Centre Dramatique de Reims En 1985, "Les fantasmes du boucher" au Théâtre des Mathurins. En 1986, "La valse du hasard" au Théâtre La Bruyère avec Andréa Féréol et Fabrice Lucchini. Également en 1986, "Le grand invité" au Théâtre du Marais, dirigé par Jacques Mauclair, mis en scène et interprété par l’un des plus grands hommes de théâtre de ce siècle. En 1989, au Petit Odéon, Victor Haïm joue, aux côtés d’Élisabeth Depardieu, sa pièce "Le rire de David". En 1993, "Chair amour" sera créée au Théâtre Essaïon, puis traduite en anglais et reprise aux États-Unis, à Chicago. Toutes ces pièces sont éditées à L’Avant-Scène ou aux Quatre-Vents, à l’exception de la Valse du hasard chez Papiers. En 1999, "Le Vampire suce toujours deux fois" est créé au Théâtre Essaïon. En 2000, création de "Velouté" au Théâtre du Renard. Victor Haïm a adapté de grands auteurs étrangers : Ibsen, Dostoïevski, Goldoni. Pour la télévision, il a adapté Stephan Zweig. Mais il est aussi l’auteur d’œuvres originales pour le petit écran : "Entre chats et loups", "Noces cruelles" avec Annie Girardot et Mathilda May dans les rôles principaux, ainsi que "Burma court la poupée". Environ une vingtaine de ses pièces ont été diffusées par France Culture. En outre, ses pièces ont souvent été traduites hors de France (seize Langues, vingt-trois pays). Des prix ont récompensé son théâtre : Prix des U, couronnant la pièce la plus originale ; Prix Jacques Audiberti, Prix Ibsen, Prix de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, Prix Lugné-Poe, Prix “Plaisir du Théâtre”. Victor Haïm, qui a été professeur d’art dramatique de 1983 à 1991, a en outre été secrétaire du Centre Français du Théâtre et Premier Vice-président de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. |
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Stéphane Galéa, Clovis |
Isabelle Rebel, Brunhilde |
Félix Chabaud, Abel |
Brigitte Soirat, Diane |
Yves Guillerault, Le guide |
Mise en scène : Yves Guillerault Décors : Félix Chabaud Costumes : Isabelle Guilvard Marionnettes : Brigitte Soirat Musique : Stéphane Galéa Régie éclairage & son : Pierre Talou, Dominique Hirt, Jean-Marie Hirt |