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Compagnie de la Cordée
44 rue de la Verrerie
83440 St.Paul-en-Forêt
Tel : 04.94.67.32.64 - 06.33.24.88.94
Courriel : ciedelacordee@orange.fr

Festhéa PACA

Téléchargez ici le dossier de presse de "La mastication des morts"


 


Le propos

Et si les morts prenaient la parole ? Sous les tombes du cimetière de Moret-sur-Raguse, les défunts se refusent au silence. Jeunes et moins jeunes ruminent leurs joies, leurs amours, leurs rancoeurs, leurs regrets, leurs tragédies et leurs obsessions parfois peu avouables, souvent drôles... évidemment et heureusement ! Etonnante narration d’une communauté où la singularité de chacun fait résonner Affiche "La mastication des morts"en nous ces vivants d’un autre monde. Un monde proche du nôtre, celui de la vie, bien sûr !
Avec une lucidité implacable, Patrick Kermann, auteur français laisse entendre une multitude de voix... d'outre-tombe, d'outre-vie
Les textes de Kermann abordent souvent le thème de la mort. La question de la Shoah n’est sans doute pas étrangère à ce fait. Elle constitue le noyau dur et secret de son écriture. Que peut-on écrire après une coupure historique et philosophique aussi radicale, aussi irréconciliable? C’est d’ailleurs en visitant un petit cimetière de la campagne française que lui est venue l’idée de construire une polyphonie de l’au-delà en redonnant la parole aux centaines de défunts enterrés depuis des siècles à Moret-sur-Raguse, village symbolique inventé de toutes pièces… Mais avant d’en arriver là, il a fait un tour de France des nécropoles.
Hormis la géographie, purement imaginaire, du village en question, tout ce qu’il raconte dans sa pièce est authentique ; petite histoire et grande Histoire entremêlées. La mastication des morts est un oratorio in progress. Il s’agit dans l’accumulation des habitants du cimetière de Moret-sur-Raguse, d’entendre la singularité de chacun, sa langue propre qui, surgie d’outre-tombe, par delà les corps, fait résonner en nous, morts en sursis, ces vivants d’un autre monde. Chacun de ces morts a sa langue individuelle, sa rhétorique spécifique. L’ensemble de ces formes d’expression accumulées constitue une vaste interrogation sur la langue.
La mastication des morts est une joyeuse tentative de réconciliation avec la mort que notre époque évacue systématiquement.

 

 

"La mort est-elle fin de tout ?
Qu’advient-il de notre pensée ?
Est-elle immortelle ou message évanouissant de l’ultimité ?
La mort ouvre-t-elle sur le néant ?
La vie commence-t-elle après la mort ?
Si oui, que va-t-on faire tout ce temps ?
La mort est-elle un scandale, accidentel ou naturel ?
Se vit-elle à la première ou troisième personne du singulier ?
Convient-il donc de dire je suis morte où elle est morte ?
La mort a-t-elle un avenir ?..."

 


L'auteur

Patrick Kermann

Né en 1959 à Strasbourg, Patrick Kermann écrit depuis le début des années 90 pour le théâtre et l'opéra. Ses textes ont été mis en scène par Jean-Claude Rousseau, Solange Oswald, Guy Martinez, Claude Bokhobza, Jude Anderson, Annie Lucas, Anne-Laure Liégeois, Katerini Antonakaki Patrick Kermannet Emmanuel Jorand Briquet. Il a bénéficié d'une résidence à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon (1996, Suaires), d'une bourse de commande du ministère de la Culture (1998, Thrène), d'une bourse Beaumarchais (1999, Leçons de ténèbres), d'une bourse de commande d'oeuvre lyrique (1999, avec Daniel Lemahieu, Du diktat), et a bénéficié en 1999-2000 d'une bourse d'année sabbatique du Centre national du livre. Il a traduit également des romans et du théâtre.
Autres oeuvres : The Great Disaster (création 99), De quelques choses vues la nuit (création 96), Rencontres de la Chartreuse (97), La Dolence des vivants (99), Les Tristes champs d'asphodèles (97), Merci (98), La Mastication des morts, Rencontres d'été de la Chartreuse (99). Ses textes sont publiés par Phénix-Editions, I'lnventaire et Lanzmann. Patrick Kermann a mis fin a ses jours le 29 février 2000. Le livret d'opéra Vertiges est l'un des derniers textes que Patrick Kermann ait écrits.


Extraits

Mathilde Rimey née Reboul 1921 1982

 

Et pourtant je lui avais bien dit au Roger : du sapin, du sapin, je veux du sapin ! Au prix du chêne, tu te rends pas compte ! Le chêne en plus, ça me rappellera les Vosges, le sapin et Gérardmer, l’été 52 en deux-chevaux avec le Gilles qui allait sur ses trois ans et qui barbotaient dans l’eau, et nous allongés sous les sapins, avec cette odeur de sapin et les aiguilles qui piquaient les fesses. Alors j’y tenais au sapin ! Gérardmer, c’était pas St.Trop’ d’accord, mais qu’est-ce qu’on aurait été faire à St.Trop’ ?! Alors que là, on avait les sapins. Et le Roger si je lui avais pas serré les cordons de la bourse, jamais on n’aurait pu aller à Gérardmer. Lui qui rêvait de St.Trop’ et des nichons qui se promènent à poil à St.Trop’ ! Alors Gérardmer, c’était déjà pas mal. C’est comme pour la deux-chevaux ; si je n’avais pas dit maintenant stop, après le boulot tu t’arrêtes pas chez la mère pascale pour t’en jeter un p’tit dernier, qu’à la fin les p’tits font une grande ardoise ! Alors la deux-chevaux, on n’aurait jamais pu se l’offrir et donc Gérardmer encore moins, et les sapins non plus ! Et lui, le Roger, dès que je lui tourne le dos, hop, il compte plus. Du chêne, du chêne ! Au prix du chêne ! Et en plus la gaine en matière synthétique alors que je lui avais bien dit, dans l’armoire au fond à droite, tu trouveras le linceul que j’ai brodé l’été 52 à Gérardmer, vu que les sapins m’y avaient fait penser et lui, non, gaine et chêne ! N’a pas pu dire non ! Un faible le Roger ! Maintenant que je suis plus là, j’en étais sûr qu’il allait se faire refiler le plus cher ! Alors que j’avais dit du sapin juste du sapin, du sapin !

 

Yvonne Grillot 1932 1974

 

En ce mois de mars s'éteignait subitement Mme Yvonne Griot née Larguit, arrivée dans notre bourg en 1942. En juillet 51, elle épousait Eugène Griot, l’électricien. Elle élevait ses deux enfants avec courage depuis la mort de son mari tombé en Algérie en juin 58. Malgré les souffrances et les difficultés qui l’accablaient, elle ne manquait pas de participer à notre vie locale. Depuis 1960, elle tenait le stand gâteau à la fête de la paroisse Ste.Clothilde et confectionnait les costumes pour la fête de l'école. Mélomane, elle organisait des concerts de piano dans lesquels sa fille Odile, qui a malheureusement succombé à un tragique accident routier, excellait. C'était une personne d'une grande finesse, emplie d'intériorité, de valeurs humaines et spirituelles, toujours souriante, traversant avec beaucoup de dignité une vie de douleur. Voilà l'image qu'ils garderont de moi.

 

Dr Serge Lemoine 1912 1979

 

Front ridé et aride, yeux caves, nez pointu bordé d’une couleur noirâtre, tempes affaissées creuses et ridées, oreilles rétives en haut, lèvres pendantes, pommettes enfoncées, mentons ridé et racorni, peau sèche livide et plombée, poils des narines et des cils parsemés d’une espèce de poussière d’un blanc terne, visage fortement contourné est méconnaissable ;

Hippocrate a raison je suis bien mort


Distribution

Les 78 personnages de cette pièce sont interprétés par

Corine Astolfi
Yves Guillerault
Isabelle Rebel
Brigitte Soirat
Michel Toche

Mise en scène :
Yves Guillerault

Décors :
Michel Toche

Musique :
Gabrielle Anteunis

Régie lumière :
Gérard Marconnet & Bruno Ackermann

 


Presse

Quelques réactions, suite aux deux premières de « LA MASTICATION DES MORTS »,
le vendredi 29 et le samedi 30 janvier 2010.

Amis de Facebook et voisins de Fayence (83), je reviens de la première de la Mastication des morts jouée par la troupe "La compagnie de la cordée" : j'en reviens enchanté, par le texte, le jeu des acteurs et les trouvailles de la mise en scène. Comme je n'aime pas la flagornerie, et que je connais le monsieur qui a mis... en scène tout cela, je vous le dis tout net : si vous voulez passer une bonne soirée (rires garantis) autour de la mort, demain samedi, direction Fayence ! Franck Queyraud (Draguig

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Première de « La Mastication des morts » par La Compagnie de la Cordée
Connaissez-vous Moret sur Raguse ? Près de Landon. Non ?Le cimetière de ce village est un lieu étrange, où l'imagination de Patrick Kerman a situé «La Mastication des morts», à l'affiche de la Compagnie de la Cordée, troupe du Var qui célèbre dans un lieu que l'on imaginait plus calme son dixième anniversaire.
On est accueilli par une dame qui distribue aux spectateurs ce que l'on prend d'abord pour la feuille communale du lieu de la représentation, à savoir Fayence pour la première du 29 janvier 2010. Une fois installé on comprend que l'on est déjà à Moret sur Raguse. Cet habile stratagème permet de se plonger, au rythme et à l'intensité de chacun, dans l'ambiance de ce village.La vie a-t-elle un sens ? C'est dans un cimetière que l'on se trouve immergé dès le lever de rideau et au moment où il se baissera, on pourra constater que les morts n'en sont pas plus convaincus que Patrick Kerman qui s'est suicidé le 29 février 2000.
D'un tombeau à l'autre, les morts parlent, se parlent. Entre soliloques, dialogues et assemblées regroupant les des six acteurs, on va suivre la vie des morts tout au long du XXe siècle.Avec une étonnante harmonie, les tombeaux qui constituent le décor du début de la pièce vont être manipulés par les comédiens pour devenir tribune, monument (aux morts, bien sûr) ou mobilier urbain. Dans des vêtements neutres, ces hommes et ces femmes vont prendre la consistance des dizaines de défunt qui ne reposent pas en paix sous des dalles funéraires dont l'apparente massivité ne suffit pas à faire taire les conflits, les drames qui ont opposé les Morétiens.
Chaque acteur se coule ainsi dans le moule d'une étonnante quantité de personnages à chacun desquels il donne une vie particulière par un simple accessoire, un accent, un tic de langage ou une gestuelle spécifique.
C'est le fruit savoureux d'un impressionnant travail de recherche et de création qui est offert par les Compagnons de la Cordée. Inclassable oeuvre, ce texte est ici adapté et mis en scène avec un art qui crée une empathie instantanée avec des hommes et des femmes dont certains n'ont que quelques minutes d'existence sous les traits d'acteurs passionnés, dont le jeu est rythmé par Gabrielle Anteunis et ses instruments.
A surveiller donc pour ceux qui n'auront pu aller les voir à Fayence fin janvier : Les Compagnons de la cordée.A inviter par l'intermédiaire du Foyer Rural.

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Je suis tout à fait d'accord avec toi Franck, excellente soirée ! ça fait du bien de rire comme ça ! bravo Jack (Yves)

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Oui Bravo Jack (Yves), Corinne, Isabelle, Brigitte, Michel et Gabrielle la musicienne...

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Houps ! oui à toute l'équipe aussi ! Bravo !

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J'ai vu dans le OFF d'Avignon, des comédiens moins bons et moins passionnés que vous. Vous êtes for-mi-dables !!

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J'ai bien aimé la pièce d'hier soir et je crois qu'Arlette aussi. Sujet original, langage alerte, interprétation très juste, mise en scène intelligente, décor et scénographie, dont la lumière et l'accompagnement musical, toujours utiles et efficaces. Bref, un bon moment même si l'enchaînement entre les tableaux gagnerait à être plus rapide. Peut-être aussi aurait-il fallu intégrer davantage la divine musicienne dans les actions. Elle possède un quelque chose à exploiter. Sinon encore bravo à tous et à toutes !

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Un grand bravo à La Compagnie ! Je me suis fort amusée. Epoustouflée par la performance de tous. Impressionnant. A tous les niveaux. Génial, l'accompagnement musical, avec plusieurs instruments. Et encore bravo pour votre site. De la qualité, que de la qualité. Merci encore pour ce bon moment. Longue vie à la compagnie.

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« Bravo à vous...pour ce moment de plaisir... »

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Une fois de plus, puisqu'il ne faut jamais garder pour soi les bonnes choses et les faire partager, une fois de plus donc que dire à la Cordée, Jack et Corinne si ce n'est un ENORME MERCI pour une soirée inoubliable (et je dis cela sincèrement, pas simplement parce que j'ai la chance de connaitre des membres de cette excellente Cordée !!!), entre des moments graves, d'autres plus légers, et aussi et surtout, beaucoup de moments de pure rigolade : bref, bien sûr qu’à la base il y a un texte, mais quelle interprétation, quelle mise en scène, quels décors, quelles cascades, quel discours de ce sympathique maire, quel fabuleux monument aux morts, quel touchant et attachant révolutionnaire manchot inquiet de la nature humaine et, parmi tous ces gens inoubliables, quelle charmante poétesse, mais aussi quelle attachante idiote du village ! Bref, à très bientôt autour d'un verre pour ripailler sur la vie... et  sur la mort !!! Gros bisous aussi de Valérie, qui partage ce commentaire.

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Bonsoir,
C'est juste un petit mot pour vous renouveler à tous mes félicitations pour cet agréable moment passé en votre compagnie vendredi soir. Je n'imaginais pas qu'un tel sujet aurait pu autant me faire rire. A quand une nouvelle programmation pour mieux re-savourer tout vos textes. J'ai adoré votre jeu, les textes, vos décors sobres mais surprenants dans les dispositions. Bravo à tous pour votre interprétation et à votre musicienne qui complète le spectacle avec discrétion et justesse. J'ai été emballée. Un régal, un plaisir j'espère pouvoir revoir le spectacle prochainement. Bonne continuation à tous. Aline.

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Yves, je n'ai entendu que du bien de ta pièce, j'aurais beaucoup aimé pouvoir la voir, j'en connais qui ont vu les 2 représentations... C'est te dire comme elle a plu !

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Salut YVES ! Quel bon moment vendredi soir, avec une telle troupe, vous êtes plus que géniaux, c'était vraiment superbe aussi bien les textes, le décor, et surtout votre prestation sublime. Les gens avaient tous l'air très satisfaits.ENCORE UNE FOIS BRAVO à VOUS TOUS. Lucile

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Bonjour Yves ! Un petit coucou pour te féliciter toi et tes compères de "planches" pour votre prestation de vendredi ; vous jouez vraiment bien et j'ai passé un bon moment bien que je n'ai pas saisi quelques scénettes... Ce doit être le cerveau qui se ramollit. Bises et à bientôt ! Edith.

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Coucou Yves ! Félicitations pour votre prestation ! Je n’en ai eu que de très bons échos. Je suis dég’ de ne pas avoir été là !!! Isabelle Vintenon.

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Et surtout, surtout, immenses félicitations à M. Le metteur en scène et à sa « bande » pour la formidable pièce que vous nous avez donné l’occasion de voir. Tu sais que j’affectionne les planches et que donc il m’est fréquemment donné de décortiquer ce que je peux voir…. Et j’avoue que là j’ai été totalement avec vous vendredi dernier, de l’ouverture du rideau jusqu’à la fin (arrivée trop tôt tu t’en doutes !) à aucun moment notre attention ne quitte la scène. Bien sûr le texte y est pour beaucoup mais le travail des acteurs et de la mise en scène (particulièrement originale et drôle quoique « lugubre ») conquis le spectateur dès les premiers motsEnfin tu auras compris, je suis fan ! Je ne manquerai pas de revenir vous voir…. A très vite ! Aurélie.

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Et merci à vous tous pour cette excellente soirée. J'espère que vous jouerez à nouveau dans le canton car j'ai recommandé cette pièce à tous mes amis ! Anne.

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Bonsoir Corinne ! Un petit mail pour te dire que 11 personnes de l'Aparté sont montées vous voir !!!! J'ai bien été représentée et j'ai beaucoup pensé à vous... Résultat : les 11 ont adoré ! Tous, à l'unanimité : la mise en scène, le jeu des acteurs... Alors quand rejouez vous que je puisse venir ? J'espère que vous êtes contents !!!! Je t'embrasse très fort ! Mes amitiés à Yves. Danielle.

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Qu'est-ce que je suis heureux d'avoir pu découvrir le spectacle, et de pouvoir te dire que je l'ai adoré, de A à Z, et de long en large comme en travers... La pièce en elle-même est brillante -- quel texte !... La mise en scène, le travail scénique, les comédiens lui font honneur... Il est toujours difficile d'appréhender une représentation par sa captation vidéo, mais là, je n'ai pas senti le décalage (du moins, passé les cinq ou dix premières minutes...), et je me suis senti quasi comme au théâtre -- c'est dire si, sur scène, le rendu doit être impeccable...
Je suis très sincèrement épaté -- et tellement heureux de ne pas avoir à "forcer la note" (tu comprends ce que je veux dire, je le sais...) Je suis rarement déçu par le travail des personnes avec qui je me sens en aussi profonde affinité qu'avec toi -- mais je ne suis pas forcément ENTHOUSIASTE...
Or, je le suis, là !...
Vous avez accompli un travail formidable de précision, de justesse, et d'allant. D'invention aussi -- chapeau bas à Yves pour sa mise en scène. Réussir à établir une cohérence entre tant de vignettes différentes, et à maintenir l'attention du spectateur tout en conservant l'homogénéité (pas évidente) du texte, c'est un vrai défi, qu'il relève comme une fleur... L'équipe des comédiens est brillante -- pas un qui ne soit "dans la note"...
J'ai ri comme un con tout seul devant mon téléviseur -- et j'espère que vous aurez entendu mes applaudissements à la fin ! Mes sommets : la scène du monument aux morts de la guerre, hilarante et grinçante, au timing impeccable (les réactions du public ne trompent pas : ça fonctionne -- et en plus, sans putinage, cabotinage, ou effets superflus -- "Positif ! Positif !") ; ton idiote du village, irrésistible ; le trio des cercueils empilés avec leurs locataires qui s'engueulent ; le numéro de la commère en charentaises "qui n'a pas tout dit"... le finale, enfin, qui conclut superbement l'ensemble. Mais tout est admirable dans votre travail, et je compte visionner le DVD une seconde fois très bientôt pour apprécier ce qui m'a forcément échappé -- il faut dire que c'est diablement riche !...
D'ailleurs, je le reverrai probablement avec Jacques lors de mon prochain séjour à Paris. Aucun doute : je le connais, il va adorer...
Ce n'est pas de la flatterie que de te dire que j'aimerais voir de tels spectacles plus souvent, et que ça ne m'arrive guère que deux ou trois fois par an, à Paris... Un travail dépouillé, drôle, simple (en apparence), qui met le texte en valeur tout en l'amplifiant scéniquement -- un boulot intelligent, quoi... ça devrait être la norme, mais qu'est-ce que ça se fait rare !...
Ce qui me touche le plus dans l'ensemble, c'est (je me répète...) la précision et la retenue dont vous faites preuve. Avec un texte aussi brillant littérairement, qui se prêterait à pas mal d'excès et de redondances scéniques, vous conservez un équilibre rare entre le "sarcastisme", la distanciation, et l'émotion à fleur de peau. C'est impressionnant.
Merci encore, vraiment... Et mes plus vives félicitations à toute la Compagnie -- et particulièrement à Yves, fameuse présence d'acteur, et p****n d'intelligence de metteur en scène !...
Bravo !
Clap, clap, clap !... BBJH.

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Article VM du 2 février 2010


Photos (par Henri Mortreux)












Les aquarelles ci-dessous ont été réalisées par Jasmine Anteunis, lors d'un filage le 9 janvier 2010 ; Jasmine n'avait jamais vu le spectacle avant cette date et a effectué ce travail magistral en direct ! Chapeau Mademoiselle, et un grand merci !
Jasmine Anteunis
 


Extraits vidéos

 

Extraits 1 ------------------------------------------------------------ Extraits 2
filmés au théâtre de Fayence (Var) le 30 janvier 2010

 


Listes des représentations données de "La mastication des morts"
Lieu
Date
Nbre. spectateurs
1
Fayence (Var) Vendredi 29 janvier 2010
180
2
Fayence (Var) Samedi 30 janvier 2010
190
       
       


Prochaines dates des représentations de "La mastication des morts"
Date
Heure
Lieu
Salle
dimanche 28 mars 2010
19h00
La Garde (83) (Festival Théâtre en Garde)
Théâtre du Rocher
samedi 3 avril 2010
18h00
Bras-d'Asse (04) (Festival de l'Asse du Coin)
Chapiteau
samedi 24 avril 2010
20h30
La Crau (83) Festival Amathéa
Centre Culturel
dimanche 2 mai 2010
horaire à préciser
Nice (06) dans le cadre des sélections régionales FESTHEA
Espace Magnan
vendredi 4 juin 2010
20h30
Fayence (Var) en soutien à l'association "Le refuge"
Espace Culturel
juin 2010
St.Raphaël (sous réserve)
Centre Culturel